« Faire confiance ne signifie pas ne pas avoir de doutes ou de peurs. Faire confiance c’est se mettre en marche malgré les doutes et la peur » (phrase inspirée par le Saint-Esprit).
Texte co-écrit avec Ketsia
Nous avons parfois une conception erronée des principes de la Parole de Dieu. Nous citons à tort des versets et quand, dans une situation, nous avons une réaction autre que celle attendue nous nous culpabilisons. Il est donc important de jeter un regard dans la Parole de Dieu et de se laisser enseigner et conduire dans toute La vérité par le Saint-Esprit. C’est le but de cette pensée avec comme texte de base le chapitre 24 de l’Evangile de Luc.
Avant tout, quelques définitions extraites du Larousse 2011 et du Dictionnaire biblique pour tous :
MOTS A DEFINIR | LAROUSSE 2011 | DICTIONNAIRE BIBLIQUE POUR TOUS |
Confiance (foi) | 1. Sentiment de sécurité d’une personne qui se fie à quelqu’un, à quelque chose. 2. « Faire confiance à » correspond à « se fier à ». | Le dictionnaire biblique parle de foi : La foi est l’attitude par laquelle une personne abandonne toute confiance en ses propres efforts et s’en remet au Christ seul pour obtenir le salut. |
Peur | 1. Sentiment de forte inquiétude, d’alarme, en présence ou à la pensée d’un danger, d’une menace. 2. Etat de crainte, de frayeur dans une situation précise. | Appréhension dans une situation effrayante. |
Doute | 1. Etat d’incertitude sur la réalité d’un fait, de l’exactitude d’une déclaration. 2. Manque de confiance dans la sincérité de quelqu’un, la réalisation de quelque chose. |
Dans ces définitions nous pouvons distinguer deux mots récurrents: « état » et « sentiment ».
Toujours selon le Larousse 2011 :
Etat :
- Manière d’être physique ou morale d’une personne.
- Etat d’esprit = disposition d’esprit à un moment donné.
Sentiment :
- Connaissance plus ou moins claire donnée d’une manière immédiate ; sensation ; impression
- Etat affectif complexe et durable lié à certaines émotions ou représentations.
Ces deux termes sont essentiels car l’un évoque une sensation, un ressenti alors que l’autre détermine ce qui est.
Paragraphe 1- En tant que chrétien, on associe souvent peur et manque de foi…
Quelques éclaircissements : l’être humain normalement constitué a quatre sentiments de base :
- la peur
- la tristesse
- la joie
- la colère
La peur est le premier sentiment que connaît l’enfant qui naît (passage d’un monde sécurisé à un monde incertain). La peur s’exprime face à un danger réel ou supposé. Elle s’exprime dans un rapport au futur. Quand j’ai peur, je demande à être rassuré(e). (Cours de relation d’aide Empreinte formations 2010).
1 Corinthiens 15 vs 45 et 46 nous révèle ceci : « C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal ; ce qui est spirituel vient ensuite ».
Nous sommes, il est vrai, des êtres spirituels. Mais avant tout, nous sommes des êtres humains, issus de la terre, faits de chair et de sang. Il est fondamental de comprendre cela pour que nous acceptions les réactions dues à notre humanité. Face à une incertitude, à un danger, il est normal d’avoir peur.
Toutefois, il ne s’agit pas de prendre notre humanité comme prétexte pour demeurer dans cet état de peur. Il faut poser un regard juste et éclairé sur qui nous sommes à la Lumière de la Parole de Dieu afin que notre être soit soumis à l’action de Dieu dans nos vies et que nous dépassions ce sentiment de peur. Il ne s’agit en aucun cas de nier nos peurs ou nos craintes. Il s’agit de les exprimer ; les reconnaître mais ne pas les laisser nous emprisonner, nous freiner. Ainsi, avec l’aide du Saint-Esprit, même face à un sentiment de peur, nous pourrons avancer.
En ce qui est du doute, nous avons souvent en tête cette phrase qui dit : « le cœur qui doute n’obtient rien ». En cherchant dans la Parole de Dieu, je n’ai trouvé aucun verset qui disait cela par contre il y a des versets qui se rapprochent de cette idée :
- Jacques 1 vs 6-8 : « […] mais qu’il demande avec foi, ne doutant nullement ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là ; or que cet homme-là ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur : il est un homme incertain dans ses pensées, inconstant dans toutes ses voies. »
- Matthieu 21 vs 21 : « Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi et que vous ne doutiez point, non seulement vous feriez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait. »
Le doute que la Parole de Dieu condamne ici c’est ce doute sur la puissance de Dieu. Dieu peut tout faire, il est omnipotent. Dans son omniscience, il sait pourtant que notre humanité et le fait que nous soyons limités nous mettent parfois dans un état d’incertitude même si nous avons foi en Lui.
Paragraphe 2 – …Pourtant Dieu sait que nous avons peur
La Parole de Dieu ne nie pas notre humanité. Dieu qui est notre Créateur sait de quoi nous sommes formés. Il sait que nous sommes enclins à la peur. A maintes reprises, sans jugement, Il encourage ses serviteurs à ne pas avoir peur, à ne pas être effrayés :
- A Josué, l’Eternel lui dit de ne pas craindre, de prendre courage, de se fortifier : Josué 1 vs 9
- A Jérémie qui craignait de se présenter devant le peuple, le Seigneur lui dit de ne pas craindre : Jérémie 1 vs 4 à 8
- A Marie, quand l’ange s’est présenté à elle : Luc 1 vs 29 et 30
Dieu connaît nos craintes mais Il veut que nous ayons la même attitude que Pierre en Luc 5 vs 1 à 7 : « […] Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur Ta parole, je jetterai le filet […] »
Ce que Dieu veut c’est que, sur Sa Parole, nous nous mettions en marche malgré nos doutes ou nos peurs, en dépit de nos sentiments ou de nos émotions. C’est ce que nous allons étudier au travers de Luc 24.
Paragraphe 3 – Etude de Luc 24
Plusieurs tableaux sont dressés avec des points de similitudes.
- Tableau n°1 : Les femmes (Luc 24 vs 1 à 10)
– Nous sommes à l’aube du jour de la résurrection de Jésus. Des femmes se rendent au sépulcre avec des aromates mais à la surprise générale, le corps de Jésus n’y est plus (vs 3).
– Le verset 4 nous indique que « deux hommes leur apparurent en habits resplendissants ». Cette vision les « saisit de frayeur » (vs 5).
– Que firent les deux hommes ? Ils leur remémorèrent les paroles de Jésus (vs 6 et 7) et les femmes s’en souvinrent (vs 8).
– Que firent-elles ? Elles se mirent en marche et allèrent rapporter aux onze et aux autres ce qu’elles avaient vu (vs 9).
En résumé :
- Il y a un état de peur à un moment donné (vs 5).
- Face à la Parole de Dieu, cet état de peur s’est dissipé (vs 6 à 8).
- Une fois la peur passée au second plan, les femmes se sont mises en marche (vs 9).
- Tableau n°2 : Les disciples d’Emmaüs (Luc 24 vs 13 à 35)
– Ce même jour de la résurrection, deux disciples allant de Jérusalem à Emmaüs s’entretenaient sur les évènements des derniers jours (vs 14). Soixante stades équivalent à environ 12 km soit environ 2 à 3 heures de marche.
– Jésus s’est approché du groupe et fit route avec eux mais « leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître » (vs 15 et 16). Il s’intéresse à ses compagnons de route et leur permet de verbaliser leur tristesse en leur demandant ce qui s’est passé (vs 17 et 19b) bien qu’Il le sache. Alors les deux disciples lui relatent l’ensemble des évènements (vs 18 à 24).
– Au verset 25, Jésus pointe du doigt leur manque d’intelligence et leur lenteur à croire tout ce qu’ont dit les prophètes. Des verstes 26 à 27, Il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui Le concernait.
– Les versets 28 et 29 marquent un tournant important dans la prise de conscience des deux disciples. En effet, Jésus qui a fait route avec eux, semblait (la Bible dans la version Segond utilise le verbe paraître) vouloir aller plus loin alors que les deux disciples étaient arrivés à destination. Ces versets portent à interrogation. A la lumière du Saint-Esprit, nous comprenons que Jésus est en train de sonder le cœur des deux disciples. En offrant l’hospitalité à leur compagnon de route, ils ont montré leur attachement à la Parole de Dieu. Ces deux disciples ont accompli ce que la Bible nous dit en Hébreux 13 vs 2 « N’oubliez pas l’hospitalité ; car, en l’exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir » (même si ce texte qui fait référence à Genèse 18 vs 1 à 8 a été écrit des années après les évènements relatés).
– Versets 30 et 31 : Face à ces cœurs obéissants et prompts à mettre en pratique la Parole de Dieu, Jésus s’est mis à table avec eux. C’est là, dans un geste habituel que les yeux des disciples s’ouvrirent. Quand on parcourt les évangiles, on se rend compte que les repas tenaient une place importante dans la vie de Jésus et de ses disciples. Ces derniers avaient vu Jésus à maintes reprises rompre le pain. Ils connaissaient sa façon de faire. Ce geste qui pourrait nous paraître simple, est d’une importance capitale. Jésus savait exactement ce qu’il fallait faire pour réveiller les consciences endormies des deux disciples.
En résumé :
- Un tableau qui s’ouvre sur la tristesse de deux disciples qui font route vers Emmaüs, un village éloigné de Jérusalem d’environ 12km.
- Jésus se joint à eux mais leurs yeux sont empêchés de Le reconnaître (vs 13 à 16).
- Jésus s’intéresse à ses compagnons de route et les interroge sur le sujet de leur discussion (vs 17 et 19b). Il prend en compte leur tristesse.
- Les disciples lui racontent ce qui s’est passé et la crucifixion de Jésus qui était un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple (vs 18 à 24).
- Jésus souligne au verset 25 leur manque d’intelligence et leur lenteur à croire ce qu’ont dit les prophètes.
- Chemin faisant, Il leur explique dans toutes les Ecritures ce qui Le concernait (vs 27).
- Jésus fait un test aux deux disciples et sonde la disposition de leur cœur (vs 28).
- Les disciples ont un cœur disposé à servir Dieu (vs 29).
- Jésus se met à table avec eux et à sa façon de rompre le pain, les yeux des disciples s’ouvrent et ils reconnaissent leur compagnon de route (vs 31).
- Les disciples, dès que leurs yeux se sont ouverts, se sont de nouveau remis en marche. Ils n’ont pas regardé à la distance, ni à l’heure tardive. Ils ont repris la route pour Jérusalem pour aller raconter aux autres ce qui venait de se passer (vs 33 à 35).
Quand on a pris conscience de la réalité de la personne de Jésus, on ne reste pas là sans rien faire. On se met en marche, malgré la tristesse qui a pu être la nôtre.
- Tableau n°3 : Les 11 et les autres (Luc 24 vs 11 et 12 ; 36 à 47)
– Le premier contact avec les onze disciples se fait des versets 9 à 12. Les femmes, à leur retour du sépulcre, partent leur annoncer la nouvelle de la résurrection de Jésus. Mais ils « tinrent ses discours pour des rêveries et ne les crurent point » (vs 11). Voilà un état de doute qui paralyse. Pierre par contre, s’est mis en marche et courut au sépulcre (vs 12).
– Nous les retrouvons au verset 36 en compagnie des deux disciples d’Emmaüs qui leur racontaient la manière dont Jésus avait fait route avec eux et comment ils l’avaient reconnu au moment où Il rompit le pain. Jésus se présenta au milieu d’eux et les salua en leur accordant La paix, Sa paix.
– Versets 37 à 40 : Les disciples qui ne s’attendaient pas à cette parution instantanée furent saisis de frayeur car ils pensaient voir un esprit. Comme les deux anges ont rassuré les femmes près du tombeau vide, Jésus a rassuré ses compagnons d’œuvre en leur montrant qu’il s’agissait bien de Lui.
– Les versets 41 à 43 sont marquants : la tristesse empêchait aux disciples d’Emmaüs de reconnaître Jésus et là c’est la joie qui empêche aux autres disciples de croire qu’il s’agit bien de Lui.
Que fit Jésus ? Une fois de plus, c’est au détour d’un repas qu’Il leur montre qu’il s’agit bien de lui.
Cela me fait penser à ce texte d’Apocalypse 3 vs 20 : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Exode 24 vs 9 à 11 nous rapporte la conclusion de l’alliance entre Dieu et son peuple au cours d’un repas durant lequel Dieu lui-même était présent. Le Seigneur est souvent là, présent, au détour d’un repas.
Le repas est un moment convivial, un temps de partages et d’échanges. Un temps aussi où, à l’époque, des alliances étaient scellées. La coutume voulait que les femmes préparent les repas mais elles ne mangeaient pas en compagnie des hommes. Le Seigneur cependant veut manger avec chacun de nous, homme ou femme. C’est cette relation que le Seigneur veut entretenir avec nous. Il veut être invité à la table de nos cœurs.
– Verset 44 : Jésus, comme avec les disciples d’Emmaüs, explique aux onze et aux autres, de nouveau les Ecritures et leur montre qu’Il est l’accomplissement de ce qu’ont dit les prophètes et les psaumes. « Alors Il leur ouvrit l’esprit afin qu’ils comprissent les Ecritures […] » (vs 45).
En résumé :
- Les disciples d’Emmaüs rejoignent le groupe pour relater ce qui venait de se passer et comment ils avaient reconnu Jésus (vs 33 à 35).
- Pendant qu’ils parlaient, Jésus s’est présenté au milieu d’eux (vs 36).
- Les disciples furent saisis de frayeur car ils pensaient voir un esprit (vs 37).
- Jésus les rassura et leur donna la preuve qu’il s’agissait bien de Lui (vs 38 à 40).
- Dans leur joie, les disciples n’en croyaient pas leurs yeux alors, Jésus, au détour d’un repas (Il dîne deux fois au cours de la même soirée !!) leur donna la preuve qu’il s’agissait bien de lui (vs 42 et 43).
- Il leur expliqua les Ecritures et leur ouvrit l’esprit afin qu’ils les comprissent (vs 44 à47).
- Tableau n°4 : Et à présent ? (Luc 24 vs 48 à 53)
Les disciples craintifs, tristes, joyeux mais rassurés et apaisés, étaient maintenant de fidèles témoins des choses qu’ils avaient vues et pouvaient être équipés à leur tour, pour aller porter cette merveilleuse nouvelle au monde. Ils allaient recevoir le Saint-Esprit qui avait été promis. Jésus s’en est allé mais Il ne les a pas laissés sans ressources. Leur foi fortifiée, les disciples allaient devenir de puissants ambassadeurs de cet Evangile qu’ils avaient reçu.
- Tableau final
Ce magnifique chapitre de Luc 24 nous dresse un extraordinaire panorama :
§ – D’une histoire qui ouvre …
1. Le tombeau : Les femmes trouvent le tombeau ouvert : la pierre a été roulée, la mort est vaincue.
2. Les yeux :Les yeux des deux disciples d’Emmaüs s’ouvrirent quand Jésus rompit le pain.
3. L’Esprit : Jésus ouvrit l’esprit de ses disciples afin qu’ils comprissent les Ecritures.
§ – D’une histoire où craintes, tristesse, joie se dissipent à la lumière de la Parole de Dieu…
1. Les craintes des femmes se dissipèrent quand les anges leur dirent de se souvenir des paroles de Jésus.
2. La tristesse des disciples d’Emmaüs se dissipa quand Jésus leur expliqua les Ecritures et après qu’Il eut rompu le pain.
3. Les craintes des onze et leur joie les empêchant de croire se dissipèrent quand Jésus leur rappela les Ecritures et après qu’Il eut mangé avec eux.
§ – D’une histoire qui concerne aussi bien les hommes que les femmes dont le cœur est disposé à accomplir la volonté de Dieu.
Il est intéressant de remarquer que les trois tableaux impliquent aussi bien des femmes que des hommes. Un des points communs c’est la disposition de cœur de ces différentes personnes. La tristesse, les craintes, le doute et même la joie sont là mais les uns et les autres ont un cœur bien disposé. Toutefois, s’il existe des similitudes entre ces trois histoires qui s’enchainent de manière chronologique, on peut néanmoins relever un détail important.
– Dans le premier tableau, c’est le tombeau qui est trouvé ouvert. Cela, évidemment, a laissé les femmes perplexes. Quand les paroles de Jésus leur furent rappelées par les anges, elles s’en ressouvinrent et sans se questionner davantage se mirent en marche pour aller l’annoncer aux autres. Il est intéressant de voir qu’elles ont cru simplement aux paroles des anges sans voir Jésus.
– Les deux tableaux suivants mettent en scène les deux disciples d’Emmaüs et les onze. Dans ces deux cas, Jésus était présent, faisant route avec les disciples. Mais leurs yeux et leur esprit étaient fermés. C’est l’action du Seigneur au moment des repas qui leur rendit la vue et leur ouvrit l’esprit.
Luc (les autres textes des évangiles de Matthieu et de Marc relatent différemment les faits) met l’accent sur l’aptitude de certains, ici des femmes, à croire sans voir, et à celle des autres, en l’occurrence des hommes, qui ont besoin de preuves tangibles pour avoir les yeux et l’esprit ouverts.
Certains, en effet, même devant l’évidence, sont parfois empêchés de reconnaître Celui qui chemine avec eux, du fait, souvent de l’incrédulité.
§ – D’une histoire à raconter…
1. Les anges apparaissent aux femmes venues au tombeau → les femmes racontent ces faits aux 11.
2. Deux disciples font route pour Emmaüs, Jésus se joint à eux. Ils racontent ce qui s’est passé et rapportent ce que les femmes ont vu → Ils reconnaissent Jésus et retournent à Jérusalem raconter cela aux autres.
3. Jésus apparaît à tous les disciples. Il leur ouvre l’esprit → Ils peuvent maintenant aller raconter cette histoire au monde avec l’aide et l’action du Saint-Esprit.
J’aime beaucoup ce texte de Luc. Il est riche de sens et est déculpabilisant quant aux craintes et aux doutes qui peuvent êtres miens. A l’heure à laquelle je relate cette réflexion, le Saint-Esprit continue de m’éclairer et Il me conduit dans toute la vérité accomplissant ainsi les paroles de Jésus en Jean 16 vs 13 : « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, Il vous conduira dans toute la vérité ». Quand cette étude a été réalisée, mon attention s’est portée essentiellement sur les craintes des disciples. Alors que je la mets sur le papier, le Saint-Esprit me révèle une autre réalité : le texte de Luc 24 ne parle pas uniquement de la peur. Il traite aussi de la tristesse et même de la joie ! Cette révélation est pour moi stupéfiante. C’est vrai, Dieu prend en compte notre humanité. Toute notre humanité ! Il tient compte de tous nos sentiments, de toutes nos émotions. Quoiqu’Il nous encourage très souvent à ne pas craindre, Il sait combien ce que nous ressentons peut être un frein à son action dans nos vies. La peur peut nous paralyser et nous fait nous replier sur nous-mêmes. La tristesse nous voile la vraie réalité des choses et nous pousse à l’apitoiement. Même la joie, que nous pourrions penser positive, peut nous empêcher de croire et fausser la perception que nous avons des choses.
1 Corinthiens 15 vs 45 et 46 :« […] Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal ; ce qui est spirituel vient ensuite ».
Humainement, face aux situations que nous traversons, notre première réaction est une réaction de peur, de tristesse ou de joie. Il est normal que nous exprimions nos sentiments. En tant que chrétiens, ce que le Seigneur veut toutefois, c’est que nous les dépassions. Ce qu’Il veut c’est que nous nous fiions à sa Parole et non à nos sentiments. Il sait combien, à cause du facteur péché, nos ressentis peuvent être faussés et notre perception des choses rendue mauvaise.
S’il prend en compte notre humanité, Il nous pousse à regarder au-delà de nous-mêmes. Il accueille nos peurs, nos tristesses, nos déceptions, nos joies avec amour, tendresse et compréhension mais son but n’est pas de nous maintenir dans des états paralysants ou infructueux. Il veut que nous les lui confiions, Il veut que nous les lui soumettions. Il veut les épurer et nous aider, tendrement, à nous mettre en marche, sur sa Parole, malgré tout ce que nous pouvons penser ou ressentir.
« Faire confiance ne signifie pas ne pas être triste ou ne pas avoir de doutes ou des peurs. Faire confiance c’est se mettre en marche malgré nos ressentis et nos émotions, même la joie. » (phrase inspirée par le Saint-Esprit).
Extrait du recueil de réflexions : Le Grain de blé. Auteur et propriété : Vanessiane ELICE et Ketsia KICHETA